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Organiser ses idées de façon créative et efficace : le mind mapping

    13 décembre 2019

    Mind mapping : la carte mentale de nos problèmes sur du papier

    Nous sommes des esprits occupés, sollicités et parfois même tourmentés. Les idées se bousculent dans les limbes de nos cerveaux fumants, suivent des ramifications que l’on peine à comprendre, qui s’entremêlent au point, parfois, de nous brouiller la vue. Le mind mapping, aussi appelé “carte mentale” ou “carte heuristique”, est un moyen de représenter de façon synthétique et claire le cours de nos pensées. On met finalement sur papier le cheminement naturel de l’esprit, sous forme arborescente. La méthode du mind mapping permet d’investir et d’exploiter pleinement toutes ses pensées, plutôt que de se laisser submerger par le flot incessant de nos idées. On vous explique tout sur cet outil bien pratique dans de nombreuses situations, personnelles ou professionnelles.

    L’histoire du mind mapping

    Tony Buzan est un psychologue anglais qui s’est intéressé pendant des décennies aux sujets de l’apprentissage, de la mémoire et du fonctionnement du cerveau. C’est lui qui est à l’origine de la carte heuristique dans les années 1970. À l’époque, il anime une émission sur la BBC dans laquelle il délivre des cours sur son concept de “mind map”. Il veut exploiter le fait que le cerveau droit est plus apte aux stimulations et synthèses visuelles que le cerveau gauche. Il considère que la pédagogie devrait davantage tenir compte de cela dans les processus d’apprentissage et de mémorisation. Tony Buzan conçoit donc la mind map comme un moyen de réconcilier la partie droite de notre cerveau, c’est-à-dire la plus créative et la plus globale, avec la partie gauche qui est la plus logique et la plus analytique. Le principe est donc un diagramme qui permet la représentation visuelle des liens entre plusieurs concepts

    La carte mentale permet ainsi de rapprocher des idées a priori déconnectées en utilisant des couleurs, des schémas, des liens, ou tout autre élément qui fait sens. Elle s’organise autour d’un mot ou d’un thème central. On élabore ensuite un système de branchagestout autour pour évoquer des idées grâce à des mots-clés ou des dessins. Chaque branche/idée principale peut ensuite donner des idées secondaires et ainsi se démultiplier, un peu comme un arbre généalogique. Comme le dit Tony Buzan, la carte mentale est “irradiante” car elle suit le cours naturel de la pensée.LIRE AUSSI DANS NOTRE RUBRIQUE : WORKERSBADASS : N’attendez pas d’avoir un problème pour vous intéresser à vos droits !

    Quel usage faire du mind mapping ?

    La carte mentale est une synthèse visuelle qui facilite la résolution de problèmes et l’optimisation de nombreuses situations. Elle favorise la concentration, la mémorisation, et la recherche de solutions. On peut donc l’utiliser dans la gestion de projet, seul ou à plusieurs, puisqu’il est possible d’élaborer des maps de façon collaborative, avec une équipe. C’est une aide à la préparation d’un discours, d’un brainstorming, à la communication personnelle ou d’entreprise. On peut aussi s’en servir pour partager les avancements d’un projet à des clients par exemple. Notamment lorsque l’on est freelance ou que l’on travaille dans un domaine artistique : graphismepublicitéarchitecture, etc. Quentin est créatif dans une agence bordelaise : « Je travaille souvent sur des projets longs, malgré les délais annoncés à l’avance, les clients s’impatientent toujours à un moment donné. J’utilise beaucoup le partage de mind maps pour leur permettre de suivre l’avancée de l’équipe sur leur projet. Cela les rassure, ils se projettent mieux et apprécient ce lien entre client et prestataire. »

    Le mind mapping peut aussi être d’un grand secours pour la prise de notes et donc ensuite la mémorisation. Très utilisé par les étudiants, cela peut aussi être valable en réunion ou lors d’une conférence, pour établir des passerelles entre des concepts, des idées a priori éloignées. Leslie est interne en médecine générale, elle raconte : « J’ai loupé une première fois le concours de médecine. J’avais évidemment bossé, potassé comme une dingue mais j’avais le sentiment que mon esprit me jouait des tours. J’étais dispersée. Un ami m’a parlé du principe de mind mapping, que j’ai ensuite essayé d’appliquer à mes cours. J’ai réussi à tout structurer à ma façon, à faire des liens entre les concepts pour tout mémoriser beaucoup plus efficacement. Encore aujourd’hui, en 6è année, j’ai des carnets plein de cartes mentales un peu partout chez moi et dans mes sacs. C’est un outil puissant, qui suit vraiment le fonctionnement naturel du cerveau, permet de s’organiser, de prendre du recul et de trouver des solutions qu’on ne voit pas autrement. »

    « C’est un outil puissant qui permet de s’organiser, de prendre du recul et de trouver des solutions qu’on ne voit pas autrement » – Leslie, étudiante en médecine.

    Comment procéder ?

    1. Tout d’abord, prenez le temps de déterminer l’idée centrale : cherchez-vous une solution pour un projet ? Une nouvelle voie professionnelle ? Un stage ?
    2. Ensuite, munissez-vous du matériel nécessaire et faites en sorte d’avoir suffisamment de place pour laisser libre cours aux ramifications de vos idées. Par exemple, si vous utilisez du papier, privilégiez un format A3 au moins, et à l’horizontal.
    3. Tracez ensuite les branches qui correspondent à chaque idée et veillez à choisir une couleur pour chacune d’entre elle.
    4. Posez-vous les bonnes questions pour faire le tour de tous les éléments que vous souhaitez aborder : vos compétences, vos options, les organismes à contacter, les personnes qui sont vos modèles ou tout autre en lien avec votre thème initial.
    5. Détaillez ensuite les idées secondaires, en partant de chaque branche principale.
    6. Illustrez votre carte mentale à l’aide de schémas, dessins, symboles… pour dynamiser l’ensemble. La stimulation de tous les sens favorisera la mémorisation et la création de nouvelles idées.

    Source: Welcome to the jungle